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Des sénateurs bipartisans écrivent au Trésor pour exiger la clarification du processus d'agrément des États sous la loi GENIUS — ce que cela signifie pour les utilisateurs de cartes USDT

2026-06-17

Selon un rapport de CoinPost, 7 sénateurs bipartisans américains ont écrit mi-juin au secrétaire au Trésor Scott Bessent pour demander au Trésor de préciser le calendrier et la procédure concrète de « l’agrément des régimes de supervision des stablecoins au niveau des États » prévu par la loi GENIUS (GENIUS Act). Le GENIUS Act (Guiding and Establishing National Innovation for U.S. Stablecoins Act, projet de loi du Sénat S.394) constitue actuellement le cadre législatif central pour les stablecoins de paiement aux États-Unis. Il est conçu pour permettre aux émetteurs de stablecoins « dont la capitalisation reste sous un certain seuil » d’opérer sous une supervision étatique répondant à certains critères, plutôt que d’être systématiquement soumis à la supervision fédérale. Le problème est le suivant : quel régime de supervision d’un État est-il « équivalent » à la norme fédérale, qui décide de cette équivalence, et selon quelle procédure — ce mécanisme manque encore de règles opérationnelles concrètes, et c’est précisément ce que les sénateurs demandent au Trésor de combler.

Il convient d’abord de clarifier l’état actuel de la législation, afin d’éviter toute confusion : au moment de la rédaction de cet article, le GENIUS Act se trouve dans une phase avancée du processus législatif au Congrès (les dispositions précises et le statut de signature doivent être vérifiés sur la page de suivi de S.394 sur Congress.gov). Cette lettre survient précisément parce que « le cadre du texte est établi, mais la procédure de mise en œuvre reste à définir » — les sénateurs craignent qu’un vide n’apparaisse dans le mécanisme d’agrément entre supervision étatique et fédérale, laissant les émetteurs sans repère clair. Il ne s’agit pas d’un « texte déjà en vigueur mais mal appliqué », mais d’un « texte proche de son adoption, dont les modalités d’application doivent être rapidement précisées par le Trésor ». Si un lecteur tombe sur un article en langue chinoise décrivant le GENIUS Act comme « déjà signé et promulgué depuis longtemps », il devra vérifier ce point directement sur la page officielle de suivi du Congrès.

Impact concret pour les utilisateurs de cartes USDT

Commençons par la conclusion : il s’agit d’une actualité concernant la supervision du côté de l’émission des stablecoins, pas du côté de l’émission des cartes virtuelles. Le fonctionnement d’une carte virtuelle USDT est le suivant : « vous rechargez ₮ sur le compte de la carte → l’émetteur convertit en monnaie fiduciaire → règlement via Visa/Mastercard ». Le GENIUS Act encadre les émetteurs de stablecoins (Tether, Circle, etc.), soit un niveau qui reste séparé de votre carte par l’émetteur et le réseau de règlement.

Examinons les différents cas de figure :

Fenêtre temporelle à anticiper :

FenêtreAnticipation
7 joursAucun changement perceptible. Le Trésor ne répondra pas immédiatement à une simple lettre
30 joursSurveiller si le Trésor annonce publiquement un calendrier d’agrément
90 joursSi un projet de règles détaillées est publié, les émetteurs liés à USDC pourraient mettre à jour leurs conditions de conformité

Comparaison historique : similitudes et différences avec MiCAR et le décrochage d’USDC en 2023

Cette actualité s’éclaire davantage replacée dans l’histoire réglementaire.

En résumé : le MiCAR a appris au marché que « les modalités arrivent en retard, mais elles arrivent », et le décrochage de 2023 a appris au marché que « la transparence des réserves est le point critique ». Cette lettre relève du premier cas de figure et n’a rien à voir avec le second — ne confondez pas une actualité de procédure réglementaire avec un signal de risque sur les stablecoins.

Limites réglementaires et de conformité

Pour les lecteurs francophones, la limite la plus concrète reste la suivante : la possibilité de détenir et d’utiliser légalement une carte USDT dépend de votre lieu de résidence, et non de la procédure d’agrément du GENIUS Act américain.

Actuellement, la procédure d’agrément des États sous le GENIUS Act relève d’une zone grise où « le cadre est fixé mais la procédure reste à préciser » — ce n’est pas une interdiction, mais aucune règle opérationnelle claire n’a encore été formée. C’est précisément la raison pour laquelle les sénateurs demandent au Trésor de la compléter au plus vite.

Étapes à surveiller

  1. Le Trésor répondra-t-il publiquement à cette lettre — si la réponse contient un calendrier concret, ce sera le signal le plus fort.
  2. Mise à jour du statut de S.394 sur Congress.gov — c’est la source de première main pour évaluer l’avancement législatif.
  3. Les annonces officielles de conformité de Circle — l’émetteur d’USDC est le plus sensible à la procédure américaine, et ses divulgations précéderont tout changement de frais de carte.
  4. La prochaine audition du Congrès sur ce sujet — pour voir si des sénateurs font de « la procédure d’agrément des États » un point central de questionnement.

Recommandations éditoriales

En une phrase : il s’agit d’une avancée procédurale du côté de l’émission, pas d’un événement de risque du côté des cartes. En identifiant clairement qui est concerné, on évite de se laisser impressionner par des titres mentionnant « ministère des Finances » ou « lettre ».