Français · 中文 · English

JPMorgan estime que la loi américaine sur la structure du marché crypto ne passera pas cette année — quel impact sur votre carte USDT ?

2026-06-05

Selon CoinPost, qui cite l’avis d’analystes de JPMorgan (reportage de CoinPost), la loi sur la structure du marché crypto, surnommée par le marché « CLARITY Act », voit sa fenêtre d’adoption cette année (c’est-à-dire avant les élections de mi-mandat) se réduire, sous l’effet conjugué de l’approche des midterms américaines et de la controverse persistante autour des stablecoins rémunérés (yield-bearing stablecoin). Il convient de préciser : il s’agit de l’analyse d’analystes de JPMorgan relayée par un média tiers ; nous n’avons pas pu obtenir le texte intégral d’origine de la note de JPMorgan. Le « recul de la probabilité d’adoption » est une reformulation par CoinPost de leur point de vue, et non un changement officiel du statut du texte lui-même. À la date de publication de cet article, l’avancement du CLARITY Act au Congrès peut être vérifié à jour sur la page H.R.3633 de congress.gov.

Lecture éditoriale : quelles cartes sont réellement concernées

D’abord la conclusion : cette actualité n’a quasiment aucun impact direct sur les cartes USDT sur circuits Asie-Pacifique.

La loi sur la structure du marché crypto traite de questions de fond telles que « comment classer les actifs numériques au regard du droit américain des valeurs mobilières / des matières premières, et qui de la SEC ou de la CFTC en a la charge ». Elle affecte les produits de carte opérant sur le territoire américain, ou principalement orientés vers les dépôts / abonnements en zone US.

Fenêtres temporelles à anticiper :

Les lecteurs hésitant sur le circuit à privilégier peuvent d’abord consulter les 5 cartes U à utiliser en 2026 pour une comparaison.

Comparaison historique : ni 2023, ni le cadre GENIUS

Ce blocage législatif est facilement confondu avec des épisodes passés, mais leur nature diffère :

Point commun : les deux dépendent du calendrier politique américain (élections, sessions) ; différence : il s’agit ici d’une question de priorité pour une législation structurelle, et non d’un problème de solvabilité d’un stablecoin quelconque.

Impact réglementaire : la zone grise va perdurer

La conséquence la plus directe de ce piétinement de la « structure de marché » est que la qualification juridique des stablecoins rémunérés reste en suspens — s’agit-il d’un dépôt, d’une valeur mobilière ou d’un simple stablecoin, sans réponse claire au niveau fédéral. C’est un rappel pour les utilisateurs qui souhaitent « percevoir des intérêts sur leur solde USDT/USDC puis dépenser via carte » : la disponibilité et la formulation de conformité de ces produits peuvent être ajustées à tout moment.

Pour les utilisateurs Asie-Pacifique, la réglementation locale importe davantage que la législation américaine. Ce sont les règles propres à Hongkong, Singapour et au Japon en matière de stablecoins qui déterminent la frontière de conformité pour la détention de votre carte :

La situation actuelle est globalement la suivante : dans la plupart des juridictions Asie-Pacifique, la détention personnelle d’USDT et son utilisation via un émetteur de carte conforme se situe dans une zone clairement autorisée ou grise mais praticable ; ce qui est clairement interdit, c’est l’émission publique / le démarchage sans licence. Le retard de la loi américaine sur la structure du marché ne modifie pas ces règles locales.

Points à surveiller ensuite

  1. L’évolution des lectures du H.R.3633 sur congress.gov — tout markup en commission ou toute inscription au calendrier constitue un signal substantiel.
  2. La publication éventuelle de la note originale de JPMorgan — pour l’instant, seule une reformulation de seconde main est disponible ; les détails de formulation restent à confirmer.
  3. L’ajustement de la formulation des produits de stablecoin rémunérés en zone US — si des émetteurs comme Circle mettent à jour leurs conditions, ce sera un indicateur avancé d’évolution des attentes réglementaires.
  4. Le calendrier des élections de mi-mandat — si la loi n’est pas adoptée avant les élections, le sujet sera très probablement reporté au prochain Congrès.

Recommandations éditoriales