La KYC complète (nécessaire pour débloquer des limites plus élevées et les cartes physiques) comprend généralement trois catégories de documents : pièce d’identité gouvernementale, vérification faciale en direct, et justificatif de domicile. La KYC basique (souvent appelée KYC1, le seuil par défaut de la plupart des émetteurs pour ouvrir une carte virtuelle) est bien plus légère : une vérification par e-mail et numéro de téléphone suffit pour ouvrir une carte. Chaque émetteur applique sa propre politique quant aux documents requis à chaque niveau ; consulter le tableau des niveaux avant l’ouverture évite des demandes de compléments répétées.
Les trois éléments habituels de la KYC complète
1. Pièce d’identité gouvernementale
- Passeport (page photo) : le plus universellement accepté par les émetteurs transfrontaliers
- Carte d’identité recto-verso : courante en Chine continentale / Hong Kong, Macao, Taïwan / certaines régions d’Asie du Sud-Est
- Permis de conduire : accepté par certains émetteurs américains
Le document doit être en cours de validité, la photo nette, les quatre coins visibles, sans reflet.
2. Vérification faciale en direct
Réalisée via la caméra du téléphone, en suivant les instructions pour cligner des yeux, tourner la tête, ouvrir la bouche. Le système compare la vidéo en direct avec la photo du document d’identité. Un éclairage insuffisant ou le port de lunettes/masque sont les causes d’échec les plus fréquentes.
3. Justificatif de domicile (pas systématique)
Document de moins de 3 mois : facture d’eau/électricité/gaz, relevé bancaire, relevé de carte de crédit, facture d’opérateur télécom. Le document doit faire apparaître à la fois votre nom et votre adresse complète ; un PDF original passe mieux qu’une capture d’écran. Des émetteurs européens comme Revolut ou Wirex sont assez stricts sur le justificatif de domicile, alors que certaines cartes virtuelles sur ligne Asie-Pacifique ne l’exigent pas.
La KYC basique ne demande qu’un e-mail et un numéro de téléphone
Pour une carte virtuelle à plafond limité destinée à de petits paiements comme les abonnements ChatGPT Plus, Claude ou Cursor, la KYC basique suffit généralement :
- E-mail : pour recevoir les codes de vérification et les relevés
- Numéro de téléphone : pour la 2FA et les SMS de contrôle des risques
- Certains émetteurs demandent nom et date de naissance, mais pas de téléchargement de document
Le prix à payer à ce niveau : plafonds bas (souvent 200–500 USDT par transaction, 1000–2000 USDT par mois, à vérifier sur la page officielle), pas d’accès à la carte physique. Si votre besoin se limite à payer ChatGPT Plus ou Claude Code, la KYC basique suffit en général.
Où se situent les différences entre émetteurs
Les différences dans la liste des documents proviennent principalement de deux facteurs : la juridiction de l’émetteur, et le niveau de carte.
| Type | Documents typiques |
|---|---|
| Carte virtuelle sur ligne Asie-Pacifique | Pièce d’identité + vérification faciale ; justificatif de domicile souvent non exigé |
| Carte virtuelle/physique européenne | Pièce d’identité + vérification faciale + justificatif de domicile + parfois numéro fiscal |
| Émetteur américain | Pièce d’identité + vérification faciale + SSN/ITIN + justificatif de domicile |
| Carte virtuelle KYC basique | E-mail + numéro de téléphone |
La carte sélectionnée par notre rédaction, MPCard Asia Elite, fonctionne sur la ligne Asie-Pacifique : l’ouverture de carte ne demande que pièce d’identité + vérification faciale ; il faut passer à la carte physique Global Business pour que le justificatif de domicile soit exigé. Pour les exigences spécifiques des autres émetteurs, consultez notre article Les cartes USDT nécessitent-elles la KYC ?.
Recommandations de la rédaction
À faire : préparez à l’avance sur votre téléphone le PDF de votre passeport et de votre relevé bancaire de moins de 3 mois ; téléchargez tout en une seule fois lors de la demande, pour éviter que votre dossier ne soit bloqué par le contrôle des risques pendant l’attente de compléments.
À ne pas faire : ne retouchez pas vos photos, n’utilisez pas de document expiré, et ne saisissez pas une translittération de nom ou une adresse incohérente d’un émetteur à l’autre — c’est la principale cause de rejet de la KYC. Si vous n’êtes pas sûr des limites de conformité de la juridiction de l’émetteur, consultez d’abord notre carte de conformité avant de choisir votre niveau d’ouverture.